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Peintures
Confronté à l’œuvre de Tine Deturck on se retrouve vite non pas scrutateur mais comme scruté par les regards couchés sur papier et toile que l’artiste a subtilement évoqué. Il s’agirait là, presque, d’un « miroir d’Alice ». Etrange impression que ce renversement de l’ordre des choses. Ces « visages déchirés » tiennent aussi bien d’un Munch (« Le cri ») par leur violence expressionniste que de la concision d’une peinture zen. La précision du trait qui n’a rien à envier à celle d’un Hartung confère à ces « portraits » un aspect d’autorité sans concession : « cela est ! ». A l’instant de la création, l’hésitation n’a visiblement pas le droit de citer. La réflexion ne se produit qu’avant ou après mais certainement pas durant. Cette diversité d’expressions pourrait servir d’illustration aux caractères de La Bruyère, version contemporaine. Tine Deturck sonde les impressions indicibles et fugitives d’un espace mental lié à l’âme humaine. Ses « visions » s’élaborent de manières totalement intuitives et tendent à cerner l’essentiel.